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280.000 tués par an selon l’OMS, c’est le triste bilan de l’insécurité routière pour les deux-roues motorisés dans le Monde. Le risque de décès lors d’un accident est en moyenne 20 fois plus élevé pour un utilisateur de ce type de véhicule que pour un automobiliste.

 

 

 

 

Rien qu’en France, on a enregistré, en 2014, 660 décès chez les motocyclistes, 165 chez les cyclomotoristes, et des milliers de blessés. Au cumul, les deux-roues motorisés totalisent 23% de la mortalité routière alors que les motocyclistes, pour ne citer qu’eux, ne représentent que 1,5% du trafic.

De multiples dangers guettent l’utilisateur de deux-roues, dont les principales motivations d’achat sont l’accès à une mobilité fluide, économiquement abordable, et à un certain plaisir de conduite pour ceux qui s’orientent vers les engins les plus puissants. La contrepartie généralement bien comprise est une forte exposition au risque. Bien comprise ou parfois subie, car dans bon nombre de pays à bas ou moyen revenu, les deux-roues sont souvent le seul moyen de transport de la famille. S’ils ne représentent qu’une petite part du parc de véhicules en France, ce n’est pas le cas partout. En Colombie, par exemple, ils représentent 45% des véhicules à moteur en circulation, 60% en Chine et 80% en Inde. Dans ces pays où la mortalité routière est en croissance, les utilisateurs de deux-roues payent un lourd tribut: 3500 décès en Colombie, environ 70.000 en Chine et en Inde. Sans parler du nombre de blessés souvent graves pour lesquels il est difficile d’obtenir des données précises, mais qui représentent probablement 10 fois ces chiffres. L’insécurité routière est un véritable et dramatique problème de santé publique au niveau mondial.

 

Une chose est certaine : les systèmes de sécurité primaire (active) et secondaire (passive) des deux-roues motorisés n'ont pas atteint le niveau de maturité de ceux de l’automobile. Afin de maintenir bien réels les avantages inhérents aux deux et trois-roues motorisés et de réduire les risques liés à leur usage, ainsi que les dommages corporels consécutifs à un choc ou à une chute, Torga expérimente différentes pistes d’amélioration de la sécurité. Il s’agit notamment de compléter la panoplie des dispositifs actuellement disponibles (équipement du conducteur et du passager, airbag sur véhicule ou intégré dans la veste ou le blouson) tout en offrant de nouvelles prestations, particulièrement en matière de confort, de façon à tendre vers une « mobilité et un plaisir durables » sur deux et trois roues.

 

 

 

 

Les points faibles des deux-roues :

 

Sécurité primaire :

-          Difficulté à freiner le véhicule en urgence (même avec ABS)

-          Sensibilité sur les faibles adhérences

-          Difficulté à changer rapidement de trajectoire en situation d’urgence

 

Sécurité secondaire :

-          Faible niveau d’équipement des utilisateurs (gants, bottes, blouson avec ou sans airbag et parfois encore casque)

-          Présence d’airbag sur véhicule exceptionnelle

 

 

Parce que dans un choc frontal la vitesse d’éjection du conducteur d’un deux-roues est la même que la vitesse initiale de son véhicule, alors qu’une grande partie de l’énergie cinétique pourrait être dissipée et la vitesse du conducteur au moment du choc avec l’obstacle adverse diminuée, le projet Torga se propose de coupler conducteur et passager au véhicule.

Situation actuelle – Pas de couplage au châssis

 

Lors d’un choc à 50 Km/h entre un deux-roues et une automobile, le conducteur du deux-roues est éjecté à 50 Km/h tandis que son véhicule subit une décélération très importante, entraînant dans la majorité des cas, un soulèvement de la roue arrière.

Si le choc intervient au niveau du capot avant de l’automobile, le conducteur est généralement éjecté sur une distance qui peut atteindre 10 ou 15 mètres, engendrant fractures et brûlures. Si le choc a lieu au niveau de la partie la plus haute de l’obstacle, le conducteur subit d’importantes lésions, dont les plus graves touchent les vertèbres, les côtes et le bassin.

 

 

 

 

Avec couplage au châssis

 

Dans le cas où le conducteur du deux-roues est couplé à son véhicule, par une ceinture de sécurité par exemple, celui-ci bénéficie de l’absorption d’énergie procurée par la déformation de la partie avant du châssis.  Sa vitesse est notablement réduite au moment où la roue arrière décolle du sol.

Elle est à cet instant de 30 km/h pour un petit scooter et de moins de 10 km/h pour une moto lourde*. Soit une réduction de 20 et de plus de 40 km/h, respectivement.

 

*hors contraintes bio-mécaniques

 

Avec retenue programmée 

 

Parce que le couplage accentue la tendance au soulèvement du véhicule dans sa phase de choc et qu’il faut à un moment donné, désolidariser l’utilisateur de son véhicule pour lui éviter d’être écrasé par celui-ci, Torga expérimente un dispositif de retenue programmée.

 

Ce dispositif réagit en fonction du type de sollicitation auquel le véhicule est soumis : choc avant, latéral ou arrière, chute etc…

 

Avec retenue programmée et cellule de « survie »

 

Parce qu’indépendamment de l’équipement dont dispose l’utilisateur, il faut améliorer son niveau de protection pendant la phase d’éjection et de choc qui suit, Torga teste une cellule de « survie » composée d’un ensemble carénage-arceau-siège qui l’accompagne du début à la fin du choc. Le carénage assure le couplage du conducteur au châssis. Il joue le rôle d’un bouclier et est réalisé dans un matériau amortissant et résistant à l’abrasion, tout comme la partie inférieure du siège.

 

 

 

Avec retenue programmée, cellule de « survie » et airbag

 

La protection du conducteur est complétée par un airbag dont le déploiement est consécutif au découplage de la cellule de « survie ». Il a pour mission principale de réduire l’intensité du choc entre la tête du conducteur et l’obstacle percuté.

La combinaison de la retenue programmée, qui réduit la vitesse de l’utilisateur au moment du choc, avec la cellule de « survie » pourvue ou non d’un airbag, a pour effet de diminuer les risques de blessure de l’utilisateur.

 

 

 

Le graphe ci-dessous indique, en ordonnée, les vitesses d’éjection du conducteur (en km/h) en

fonction de la vitesse de son véhicule au moment du choc, et du type de deux-roues utilisé.

 

 

 

 

Le carénage peut prendre différentes formes. Même si sa vocation première est d’augmenter la protection en cas d’accident, il améliore aussi le confort dans les phases de roulage « normal ». En particulier, il protège efficacement contre les intempéries, surtout s’il est équipé d’un tablier sur sa périphérie. Il réduit également la pression du vent sur le buste et concourt à la réduction de la traînée aérodynamique. Le tablier quant à lui protège les membres inférieurs en cas de choc.

 

 

 

Cette approche s’applique aux deux-roues et « plus ». Pour les trois-roues, Torga propose une architecture à 2 roues arrière (1F3T), plus compatible avec une position reculée du pilote qu’une architecture à deux roues avant (2F3T), et plus pertinente au regard de l’absorption des chocs.

Cette architecture offre un potentiel élevé en sécurité primaire puisqu’elle recule les limites d’un  véhicule inclinable à trois roues dans sa capacité à réduire les risques de chute en virage.

Enfin, sur la base des travaux effectués sur les différents prototypes Pulsar, Torga expérimente également la « commande positive d’inclinaison », pour faciliter et dynamiser les changements de trajectoire, surtout ceux intervenant en situation d’urgence. 

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http://www.troisroues.com/trainar2.jpg

 

Torga est un projet de recherche qui a pour objectif d’améliorer la sécurité des « deux-roues » à tous niveaux. Il se propose d’apporter des réponses techniques à cette problématique tout en améliorant les prestations de confort et le plaisir de conduite. Ces solutions remettent toutefois en question certains acquis du monde du deux-roues. Répondre au questionnaire, c’est contribuer à définir les contours d’une mobilité et d’un plaisir durables sur deux et trois roues.

Dans un second temps, Torga s’intéressera aux modes de propulsion permettant de marier plaisir durable, respect de l’environnement et préservation des ressources de la planète.